L'Uruguay met en place une équipe pour une procédure d'arbitrage ICC contre le chantier naval Cardama

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En bref

  • La présidence de l'Uruguay forme un groupe spécial pour coordonner la défense.
  • Le litige porte sur la résiliation d'une commande de deux OPV auprès du chantier naval espagnol Cardama.
  • Cardama a engagé une procédure d'arbitrage à la CCI après la résiliation du contrat par le gouvernement.
  • Jorge Díaz dirigera le groupe, avec des avocats issus de ministères clés.

Vue d’ensemble

La Présidence de l'Uruguay a créé un groupe de travail gouvernemental pour défendre l'État dans des procédures d'arbitrage international engagées par Francisco Cardama SA, basé en Espagne. Le différend fait suite à la résiliation, par le gouvernement uruguayen, d'un contrat portant sur deux patrouilleurs océaniques (OPV), désormais examiné dans le cadre d'une procédure d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).

Ce qui s’est passé

La Présidence de l'Uruguay a signé, le 21 mai 2026, une résolution visant à constituer un groupe de travail chargé de coordonner la défense dans des procédures d'arbitrage engagées contre le chantier naval Cardama.

L'arbitrage a été introduit par Cardama devant la Cour d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale au sujet de la résiliation, par le gouvernement, d'un contrat portant sur l'achat de deux OPV.

Le groupe sera dirigé par le prosecrétaire de la Présidence, Jorge Díaz, et comprendra des conseillers juridiques de la Présidence ainsi que des avocats des ministères des Affaires étrangères, de l'Économie et des Finances, et de la Défense nationale.

Le mandat du groupe est de réunir les informations pertinentes et d'accomplir les actions nécessaires pour assurer une défense efficace de l'Uruguay dans cette affaire.

Contexte

Le chantier naval Cardama est basé en Espagne et disposait d'un accord avec le gouvernement uruguayen pour la fourniture de deux patrouilleurs océaniques.

La résiliation du contrat est intervenue sous l'administration de Yamandú Orsi. À la suite de cette décision, Cardama a recherché une voie de recours via l'arbitrage CCI, ce qui a déclenché la mise en place, par l'Uruguay, de son dispositif de défense.

Le rapport ne précise ni la valeur du contrat ni d'autres éléments sur le différend à l'origine de cette procédure.

Pourquoi c’est important

  • La création d'un groupe de travail dédié indique le niveau élevé de priorité que l'Uruguay accorde à une stratégie juridique coordonnée dans ce litige international.
  • Le différend porte sur des achats publics dans le secteur de la défense et sur un arbitrage contractuel transfrontalier devant la CCI, ce qui peut avoir des conséquences sur les futurs marchés publics de l'État en Uruguay et sur son exposition au droit international.

Sources

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