En Italie, les syndicats du secteur de la santé appellent à une grève nationale en raison de l'impasse sur le contrat du privé malgré les efforts du ministère

Publié 2026-04-11 3 min de lecture 1 source

En bref

  • Les syndicats italiens de la santé confirment une grève nationale le 17 avril, réclamant le renouvellement des contrats du secteur privé.
  • Les syndicats reconnaissent une médiation du ministère de la Santé, mais estiment que les efforts sont insuffisants.
  • Les revendications collectives mettent en avant des écarts de salaires et des retards importants dans la mise à jour des contrats.
  • Aucune table de négociation n'a encore été ouverte par les associations d'employeurs Aiop et Aris.

Vue d’ensemble

Les principaux syndicats italiens du secteur de la santé privé - Fp Cgil, Cisl Fp et Uil Fpl - ont réitéré leurs plans de grève nationale le 17 avril 2024. L'action vise à obtenir le renouvellement d'accords collectifs bloqués jusqu'à 14 ans, malgré des tentatives récentes de médiation du ministère de la Santé. Les syndicats soulignent d'importantes disparités salariales et demandent le renouvellement des contrats comme condition à l'accréditation des services publics.

Ce qui s’est passé

Le 10 avril 2024, Fp Cgil, Cisl Fp et Uil Fpl ont publié un communiqué conjoint confirmant la grève nationale des travailleurs de la santé privée le 17 avril. Les syndicats invoquent un retard de huit ans dans le renouvellement des contrats pour le personnel de la santé privée et un retard de quatorze ans pour les travailleurs des établissements d'accueil de personnes âgées (RSA).

Tout en exprimant leur appréciation pour les tentatives de médiation du ministère de la Santé, les responsables syndicaux soutiennent que ces efforts n'ont pas abouti à des progrès concrets. Ils soulignent un écart croissant entre les profits élevés du secteur et des salaires stagnants, les infirmiers du secteur privé gagnant typiquement 500 euros de moins par mois que leurs homologues du secteur public.

Les syndicats accusent les fédérations patronales Aiop et Aris de ne pas avoir ouvert de négociations formelles. Ils demandent l'adoption de nouvelles dispositions juridiques liant l'accréditation institutionnelle des prestataires privés à la conclusion des accords de négociation collective avec les syndicats représentatifs.

Le communiqué remercie également les ordres professionnels et les travailleurs qui expriment leur solidarité et souligne que la grève concerne environ 300 000 salariés.

Contexte

Le secteur de la santé privé en Italie aurait enregistré 12 milliards d'euros de recettes en 2023, avec des hausses substantielles de la rentabilité et de la liquidité. Malgré cette croissance, les syndicats indiquent que les renouvellements de contrats n'ont pas suivi, contrairement aux hausses tarifaires récentes qui profitent aux prestataires accrédités du privé.

L'écart salarial et la perte de pouvoir d'achat liée à l'inflation sont cités comme griefs majeurs, d'autant plus que les contrats du secteur public ont, entre-temps, été mis à jour. Les syndicats soutiennent que la qualité des soins est directement liée à des conditions de travail équitables.

Pourquoi c’est important

  • La grève met en évidence des conflits sociaux persistants dans le secteur de la santé privé en Italie, touchant jusqu'à 300 000 travailleurs et la continuité des services.
  • Elle attire l'attention sur des défis systémiques en matière de négociation collective, d'inégalité contractuelle et de lien entre financement public/accréditation et normes de travail.
  • L'issue pourrait influencer les relations de travail dans d'autres secteurs privés financés par des fonds publics.

Sources

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