Cour de Delhi - un accusé WhatsApp d'une sentence arbitrale fait obstacle à un recours tardif

Les articles sont regroupés entre langues, réécrits dans un format éditorial fixe et reliés aux sources originales. Comment nous rapportons.

En bref

  • La Haute Cour de Delhi a rejeté une requête fondée sur la Section 34 contestant une sentence arbitrale.
  • La juridiction a jugé que l'accusé et les démarches concernant la sentence via WhatsApp rendent impossible un recours tardif.
  • La requête était irrecevable pour tardiveté, le demandeur ayant eu pleine connaissance et participé aux échanges liés à la mise en œuvre.
  • La Cour a souligné le caractère sacré des sentences arbitrales acceptées d'un commun accord, sauf fraude ou contrainte.

Vue d’ensemble

La Haute Cour de Delhi a jugé qu'une partie qui reconnaît avoir reçu une sentence arbitrale via WhatsApp et prend des mesures pour la mettre en œuvre ne peut ensuite contester la sentence au motif de la non-réception d'une copie signée. La décision concernait un arbitrage familial, où le requérant a demandé l'annulation d'une sentence intérimaire bien après avoir agi conformément à ses termes.

Ce qui s’est passé

Vinay Mawandia a saisi la justice pour faire annuler une sentence arbitrale intérimaire liée à un litige de propriété familiale, en invoquant la Section 34 de la loi de 1996 sur l'arbitrage et la conciliation.

Les défendeurs, ses frères, ont soutenu que la requête était irrecevable pour tardiveté, puisque Vinay avait accusé réception de la sentence sur WhatsApp et avait participé à sa mise en œuvre.

La Cour a constaté que Vinay avait envoyé une réponse " Noted thanks " dans un groupe WhatsApp où la sentence avait été partagée, puis a participé à des discussions relatives à l'exécution de la sentence.

La Cour a rejeté les affirmations selon lesquelles la copie formelle signée n'aurait pas été reçue, estimant que la requête était tardive et que l'accusé de réception et les démarches démontraient l'acceptation de la sentence.

Contexte

Le litige portait sur le partage de biens entre les frères Mawandia, qui avaient été associés dans des affaires avant de conclure un Memorandum of Understanding et, après de nouveaux désaccords, une convention d'arbitrage.

Une sentence intérimaire a été rendue par le tribunal arbitral en novembre 2021. Vinay Mawandia a introduit le recours en 2024, après le commencement des procédures d'exécution, en soulevant des questions de délai et de signification de la sentence.

Pourquoi c’est important

  • La décision précise que l'accusé et les démarches concernant une sentence arbitrale par des moyens de communication numériques, tels que WhatsApp, peuvent constituer une réception formelle et une acceptation, influençant les délais de recours contre une sentence en vertu du droit indien de l'arbitrage.
  • Elle réaffirme le caractère sacré des sentences arbitrales fondées sur le consentement et l'importance de formuler des objections en temps utile si une partie entend contester la sentence.

Sources

Articles liés