Afrique du Sud: le Law Society interjette appel du rejet de la contestation de la médiation obligatoire

By ADR Journal Editorial Desk Publié Updated 2 sources Afrique du Sud

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En bref

  • Le Law Society of South Africa demande l'autorisation de faire appel du rejet de la contestation portant sur la médiation obligatoire.
  • Le rejet est intervenu pour des raisons de procédure, et non sur le fond.
  • La directive impose la médiation dans les affaires civiles au Gauteng.
  • L'appel soulève des questions constitutionnelles sur l'administration des tribunaux et l'immunité judiciaire.

Vue d’ensemble

Le Law Society of South Africa (LSSA) et la Personal Injury Plaintiff Lawyers Association (Pipla) ont demandé l'autorisation de faire appel d'une décision de la High Court qui a rejeté leur contestation d'une directive de médiation obligatoire dans les affaires civiles, émise par l'ancien président de la Haute juridiction du Gauteng, Dunstan Mlambo. Le rejet pour des raisons de procédure reposait sur le défaut d'obtenir le consentement préalable du Chief Justice Mandisa Maya, ce qui a suscité des débats sur l'immunité judiciaire et sur la possibilité de contester des actes administratifs émanant des responsables des juridictions. Le fond, qui demeure non tranché, porte sur des questions constitutionnelles relatives à l'autorité judiciaire et au droit d'accès au tribunal. La directive reste applicable pendant que la Supreme Court of Appeal examine la demande.

Ce qui s’est passé

Le Law Society of South Africa (LSSA) et la Personal Injury Plaintiff Lawyers Association (Pipla) ont contesté la directive de l'ancien président de la Haute juridiction du Gauteng, Dunstan Mlambo, imposant la médiation obligatoire dans toutes les affaires civiles avant le procès.

Leur affaire a été rejetée par une formation complète pour des raisons de procédure, en particulier l'absence d'avoir demandé et obtenu le consentement du chief justice avant de citer Mlambo, comme l'exige l'article 47 de la Superior Courts Act.

La High Court a estimé que la demande tardive de ce consentement adressée au Chief Justice Mandisa Maya était insuffisante et a jugé cette défaillance comme fatale, refusant d'examiner le fond des questions constitutionnelles et juridiques soulevées.

Le LSSA et Pipla sollicitent désormais l'autorisation d'interjeter appel auprès de la Supreme Court of Appeal, en soutenant que la décision empêche que des questions constitutionnelles importantes portant sur le pouvoir du président de juridiction et sur l'immunité judiciaire soient tranchées.

La directive de médiation obligatoire demeure en vigueur pendant que les autres démarches se poursuivent, la date de l'audience d'appel n'ayant pas encore été fixée.

Contexte

En tant que président de la Haute juridiction du Gauteng, Dunstan Mlambo a émis en 2025 une directive imposant aux parties de recourir à la médiation avant le procès dans les litiges civils.

L'article 47 de la Superior Courts Act vise à protéger les juges contre des actions en justice vexatoires ou frivoles en imposant une autorisation spéciale pour assigner un juge.

Le rejet de la contestation a mis en lumière la distinction entre les actes administratifs et les actes strictement judiciaires, notamment en matière d'accès au contrôle constitutionnel.

Pourquoi c’est important

  • L'affaire porte sur les limites juridiques de la médiation obligatoire en tant qu'exigence de procédure dans les affaires civiles en Afrique du Sud.
  • L'issue pourrait influer sur l'accès au tribunal et sur l'étendue de l'immunité judiciaire s'agissant de décisions administratives prises par les responsables des juridictions.
  • L'appel pourrait clarifier la manière dont l'article 47 de la Superior Courts Act s'applique aux contestations constitutionnelles et administratives impliquant des juges.

Sources

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