Cour d'appel de Allahabad - Une irrégularité procédurale ne suffit pas, à elle seule, à faire annuler une sentence arbitrale (affaire U.P. State Highways Authority c. Abhijeet Meerut Karnal Toll Road)

By ADR Journal Editorial Desk Publié Updated 1 source Inde

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En bref

  • La Cour d'appel de Allahabad a rejeté un appel visant une sentence arbitrale dans un litige relevant d'un partenariat public-privé.
  • La cour a estimé que toute irrégularité procédurale ne justifie pas l'annulation d'une sentence au regard des articles 34 ou 37 de la loi de 1996 sur l'arbitrage et la conciliation.
  • Le demandeur n'a pas établi l'existence d'un préjudice réel ou d'un refus de possibilité de contester les éléments de preuve.
  • La cour a confirmé le pouvoir du tribunal arbitral de statuer sur la procédure, sauf accord contraire entre les parties.

Vue d’ensemble

La Cour d'appel de Allahabad a examiné un appel formé en application de l'article 37 de la loi de 1996 sur l'arbitrage et la conciliation, introduit par l'U.P. State Highways Authority, concernant une sentence arbitrale rendue dans son différend avec Abhijeet Meerut Karnal Toll Road Limited, né d'un projet de partenariat public-privé résilié. La question centrale était de savoir si des irrégularités procédurales alléguées justifiaient l'annulation de la sentence arbitrale.

Ce qui s’est passé

Le différend découle d'un accord de partenariat public-privé portant sur l'élargissement à quatre voies de la route Meerut-Karnal. Le concessionnaire a résilié l'accord après que l'U.P. State Highways Authority n'a pas obtenu la maîtrise foncière requise et a pris d'autres mesures connexes.

Le tribunal arbitral a rendu une sentence scindée : à la majorité, il a accordé 157,57 crores de roupies au titre des pertes de profits, ainsi que 25,53 crores pour les paiements dus au sous-traitant EPC. Le président du tribunal a formulé une opinion dissidente.

Les deux parties ont saisi la juridiction de l'article 34 afin de faire annuler la sentence, ce que la Commercial Court, Lucknow, a rejeté. Les parties ont ensuite interjeté appel devant la Haute Cour sur le fondement de l'article 37.

L'U.P. State Highways Authority a soutenu qu'elle s'était vu refuser la possibilité de répliquer à des documents introduits par la partie adverse après la clôture des plaidoiries, ce qui constituerait une injustice procédurale.

La Haute Cour a estimé qu'il n'y avait ni préjudice de fond ni refus d'une possibilité équitable, et a jugé que toute irrégularité procédurale n'est pas suffisante pour invalider une sentence arbitrale.

Contexte

En Inde, la loi de 1996 sur l'arbitrage et la conciliation fixe des limites à l'intervention des juridictions dans les sentences arbitrales, avec des motifs restreints d'annulation prévus par les articles 34 et 37.

L'affaire met en évidence l'importance de démontrer un préjudice concret ou un refus d'un processus équitable - et pas seulement une irrégularité technique ou formelle - pour justifier une intervention à l'encontre d'une sentence arbitrale.

Pourquoi c’est important

  • La décision renforce l'autonomie, en Inde, des tribunaux arbitraux pour déterminer leur propre procédure, sauf restriction par accord.
  • Elle clarifie, pour les parties à l'arbitrage en Inde, que seuls les manquements procéduraux ayant causé un préjudice réel ou un refus du respect du principe du contradictoire constituent des motifs d'annulation des sentences.

Sources

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