High Court de Delhi - Annulation d'une sentence arbitrale pour appui sur des admissions de conciliation et dommages-intérêts non étayés
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En bref
- La Haute Cour de Delhi a annulé une sentence arbitrale dans un litige de construction.
- La cour a jugé inappropriée la prise en compte d'admissions issues de conciliation et de dommages-intérêts non étayés.
- L'expérience personnelle de l'arbitre ne peut pas remplacer la preuve de la perte.
- La sentence et la sentence additionnelle ont toutes deux été annulées.
Vue d’ensemble
Le 10 septembre 2026, la High Court de Delhi a annulé une sentence arbitrale opposant Eco Green Buildtech Pvt. Ltd. et Vikartan Infrastructure Pvt. Ltd. au sujet de réclamations relatives à un contrat de construction.
La cour a estimé que le tribunal arbitral s'était appuyé à tort sur des déclarations provenant de procédures de conciliation ayant échoué et avait accordé des dommages-intérêts sans preuve suffisante.
La Haute Cour a jugé que l'expérience personnelle de l'arbitre ou les usages de la profession ne peuvent pas se substituer à une preuve concrète de la perte pour l'allocation de dommages-intérêts.
Ce qui s’est passé
Eco Green Buildtech Pvt. Ltd. et Vikartan Infrastructure Pvt. Ltd. s'opposaient au sujet d'un contrat de construction portant sur Sikka Kamya Greens, Greater Noida.
Vikartan a engagé l'arbitrage, en formant des demandes relatives aux travaux exécutés, aux périodes d'inactivité, aux frais généraux, au matériel présent sur site et à une perte de bénéfices. Eco Green a déposé des demandes reconventionnelles.
Le tribunal arbitral a conclu que Eco Green était responsable du retard et a partiellement fait droit aux demandes de Vikartan sur la base de ses constatations et du rapport du Local Commissioner.
Eco Green a contesté la sentence en vertu de l'article 34 de l'Indian Arbitration and Conciliation Act, en soutenant que le tribunal s'était appuyé sur des admissions issues de conciliation infructueuse et avait accordé des dommages-intérêts non étayés par des éléments de preuve.
La High Court de Delhi a jugé que le tribunal s'était appuyé à tort sur des admissions de règlement et sur sa propre expérience, plutôt que d'exiger la preuve d'une perte réelle, et a refusé à Eco Green une chance équitable de contester le rapport du commissaire.
En conséquence, la cour a annulé à la fois la sentence principale et la sentence additionnelle.
Contexte
Les juridictions indiennes examinent régulièrement les sentences arbitrales contestées en vertu de l'article 34 de la loi indienne de 1996 sur l'arbitrage et la conciliation.
Cette décision s'inscrit dans la continuité de la jurisprudence de la Cour suprême sur la confidentialité en matière de médiation et sur l'exigence de prouver la perte réelle pour l'allocation de dommages-intérêts.
Le jugement traite des inquiétudes liées au fait que des tribunaux remplacent leur connaissance personnelle par une preuve appropriée, ainsi que de l'usage de discussions de règlement confidentielles dans une adjudication ultérieure.
Pourquoi c’est important
- Le jugement précise que des admissions ou déclarations formulées lors d'une conciliation ou d'une médiation infructueuse ne peuvent pas être utilisées comme preuve dans une procédure arbitrale ultérieure.
- Il souligne la nécessité, pour les arbitres, de fonder les sentences sur des éléments de preuve concrets plutôt que sur l'expérience personnelle ou les pratiques du secteur, en particulier pour les demandes liées aux dommages-intérêts et au manque à gagner.
- L'affaire fixe des standards procéduraux relatifs à la confidentialité et aux exigences de preuve dans l'arbitrage en droit indien.
