La justice kényane et le Law Society s'opposent sur la médiation assurée par des non-juristes

Les articles sont regroupés entre langues, réécrits dans un format éditorial fixe et reliés aux sources originales. Comment nous rapportons.

En bref

  • Une tension est née entre la Judiciary et le Law Society of Kenya (LSK) au sujet des médiateurs non-juristes.
  • Les avocats ont fait part de leurs inquiétudes sur le fait que la médiation réduirait le travail juridique traditionnel et les revenus.
  • La Judiciary et le LSK ont signé un communiqué conjoint pour traiter l'habilitation, la rémunération et le contrôle.
  • Un comité technique formulera des recommandations dans un délai de 45 jours.

Vue d’ensemble

La Judiciary kényane et le Law Society of Kenya (LSK) mènent des négociations urgentes à la suite d'un différend portant sur le rôle et la réglementation des médiateurs non-juristes dans le programme de médiation rattachée aux tribunaux. Les avocats ont soulevé des inquiétudes quant au fait que la médiation pourrait diminuer leur travail professionnel, tandis que les deux parties cherchent à concilier la croissance et l'intégrité de la médiation dans le système de justice.

Ce qui s’est passé

Des tensions sont apparues après que des médiateurs non-juristes ont commencé à jouer un rôle croissant dans des affaires traitées jusqu'alors par des praticiens du droit, en particulier dans les litiges commerciaux, fonciers et portant sur des biens immobiliers.

Le Law Society of Kenya a contesté des directives judiciaires exigeant la participation des clients à des procédures de médiation menées par des non-juristes, en invoquant la réglementation de la profession et des inquiétudes quant à la compétence des médiateurs et à leur rémunération.

Des négociations urgentes ont suivi, aboutissant à un communiqué conjoint aux Milimani Law Courts, où les deux institutions ont convenu d'examiner l'habilitation des médiateurs, les pratiques de paiement, la transparence dans l'attribution des affaires et la réglementation relative à la publicité.

Un comité technique conjoint a été mis en place pour proposer un plan d'action dans les 45 jours, et une nouvelle législation en matière de modes alternatifs de règlement des différends est envisagée avec l'apport du Attorney-General.

Contexte

La médiation rattachée aux tribunaux (Court-Annexed Mediation - CAM) au Kenya a été introduite pour accélérer le règlement des différends, réduire les arriérés des tribunaux et favoriser des accords à l'amiable, le programme ayant permis de résoudre des litiges d'une valeur supérieure à 52,2 milliards de shillings depuis 2016.

À l'heure actuelle, 1 515 médiateurs habilités exercent dans tout le pays, et des services de médiation sont proposés dans l'ensemble des tribunaux pour couvrir un large éventail de types de litiges. Les médiateurs sont rémunérés à un montant fixe par affaire, indépendamment de la valeur du différend.

Pourquoi c’est important

  • Ce différend met en évidence les difficultés liées à l'intégration des médiateurs non-juristes dans le système de justice formel, en cherchant à équilibrer l'efficacité et la confiance du public avec les intérêts des professionnels du droit.
  • Le règlement de ces questions pourrait influer sur la structure future, ainsi que sur le contrôle et la réglementation de la médiation dans le processus judiciaire kényan.

Sources

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