High Court de Bombay : le règlement d'une sentence arbitrale et le retrait de l'exécution ne constituent pas une livraison imposable au titre de la GST

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En bref

  • La High Court de Bombay a jugé que le règlement d'une sentence arbitrale étrangère et le retrait de l'exécution connexe ne sont pas imposables comme " livraison " au titre de la GST.
  • Le paiement de Tata Sons à NTT Docomo a été qualifié de compensation pour inexécution, et non de contrepartie d'une " livraison ".
  • Les avis des autorités GST demandant l'IGST sur le règlement ont été annulés par la juridiction.
  • La cour s'est fondée sur des circulaires de la CBIC clarifiant la non-imposabilité de la compensation pour inexécution en l'absence d'accord distinct.

Vue d’ensemble

La High Court de Bombay a statué dans l'affaire Tata Sons Private Ltd. c. Union of India & Ors. que le règlement d'une sentence arbitrale étrangère et le retrait ou la suspension de procédures d'exécution connexes ne constituent pas une " livraison " au titre de la loi CGST indienne et ne sont pas soumis à une responsabilité au titre de la GST. Le différend est né après que les autorités GST ont tenté de faire imposer l'IGST sur des dommages-intérêts versés en vertu d'une sentence arbitrale à la suite d'un règlement.

Ce qui s’est passé

Tata Sons et NTT Docomo étaient parties à un arbitrage devant la London Court of International Arbitration, aboutissant à une sentence condamnant Docomo à des dommages-intérêts.

Après que la Delhi High Court a déclaré la sentence exécutoire, les parties ont conclu des termes de consentement, comprenant le règlement du montant adjugé et le retrait des mesures d'exécution au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Les autorités GST indiennes ont émis des avis demandant d'imposer l'IGST, en soutenant que Docomo a toléré l'inexécution de Tata Sons et a accepté de s'abstenir de poursuivre l'exécution, ce qui constituerait une " livraison " de service imposable.

Tata Sons a contesté les avis en affirmant que les paiements étaient une compensation pour inexécution, et non la contrepartie d'un acte distinct ou d'une abstention. La High Court de Bombay a donné raison à cette analyse et a annulé les avis GST.

Contexte

Les autorités GST ont fondé leurs avis sur l'article 7 de la loi CGST et la rubrique 5(e) de l'annexe II, portant sur l'imposabilité de la contrepartie liée au fait de s'abstenir d'agir ou de tolérer des actes.

La cour s'est appuyée sur des circulaires de la CBIC et sur une jurisprudence antérieure clarifiant que les dommages-intérêts pour inexécution, en l'absence d'accord distinct visant à s'abstenir d'un acte, ne constituent pas une " livraison " imposable.

Pourquoi c’est important

  • La décision clarifie que la compensation versée à la suite de sentences arbitrales n'est pas soumise à la GST, sauf s'il existe un contrat distinct relatif à une abstention ou à une tolérance.
  • Elle apporte de la sécurité juridique aux parties qui règlent des sentences arbitrales en Inde et des indications sur le traitement, au regard de la GST, de retraits d'exécution similaires.

Sources

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