Reliance Industries soutient que l'arbitrage relatif au bassin KG était international, pas interne
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En bref
- Reliance Industries a soutenu devant la Cour suprême que l'arbitrage lié au bassin KG devait être qualifié d'international, compte tenu de la participation des partenaires étrangers BP et Niko.
- La High Court de Delhi avait auparavant qualifié cet arbitrage de 1,7 milliard de dollars de différend interne et annulé la sentence en faveur du consortium mené par RIL.
- RIL affirme que tous les partenaires du consortium étaient parties à l'arbitrage et que les profits et les coûts étaient partagés conjointement.
- La Cour suprême examine des recours contre la décision de la High Court, avec d'autres audiences prévues.
Vue d’ensemble
Reliance Industries Ltd (RIL) s'est présentée devant la Cour suprême de l'Inde pour contester la décision de la High Court de Delhi d'annuler une sentence arbitrale de 1,7 milliard de dollars liée à des allégations de migration de gaz dans le bassin Krishna-Godavari (KG). RIL soutient que l'arbitrage relevait d'une nature internationale en raison de la participation de partenaires étrangers, BP Exploration et Niko Resources, malgré des constatations antérieures ayant traité le différend comme interne.
Ce qui s’est passé
Mercredi, RIL, représentée par l'avocat Abhishek Manu Singhvi, a indiqué à la Cour suprême que leur arbitrage avec le gouvernement indien et ONGC relatif à la migration de gaz dans le bassin KG devait être reconnu comme un arbitrage commercial international. RIL a développé ce point au nom de l'ensemble du consortium, qui comprend BP Exploration (Royaume-Uni) et Niko Resources (Canada).
L'avocat de RIL a cité le contrat de partage de production (PSC), le dépôt de la demande d'arbitrage et la composition du tribunal arbitral pour soutenir que tous les investissements et profits découlant du contrat étaient partagés entre les partenaires, et non par RIL seule. L'équipe juridique affirme que l'arbitrage a été engagé au nom de tous les partenaires, les traitant collectivement comme la partie contractante.
Plus tôt, la High Court de Delhi avait annulé une sentence arbitrale de 1,7 milliard de dollars en faveur du consortium mené par RIL, en jugeant qu'il s'agissait d'un différend interne. RIL et ses partenaires font désormais appel de cette issue devant la Cour suprême.
La Cour suprême a refusé de suspendre la procédure pour une médiation et poursuivra les audiences sur l'affaire. Le litige porte sur la demande formulée par ONGC en 2013, selon laquelle le gaz aurait migré depuis ses blocs adjacents vers le bloc KG-D6 exploité par le consortium de RIL, après un rapport technique de tiers et une demande d'indemnisation du gouvernement.
Contexte
L'arbitrage est né après qu'ONGC a allégué, en 2013, que du gaz d'une valeur supérieure à 11 000 milliards de roupies avait migré de ses blocs vers le champ KG-D6 exploité par le consortium composé de RIL, BP et Niko. Une étude officielle a confirmé la migration, et un comité gouvernemental a estimé que RIL avait été indûment enrichie, ce qui a conduit à une demande d'indemnisation.
Les procédures arbitrales ont commencé en 2016, le tribunal rendant sa décision en faveur de RIL et de ses partenaires en 2018. Des actions ultérieures devant les juridictions ont conduit à ce que la formation de la High Court de Delhi annule la décision favorable du juge unique, entraînant l'appel devant la Cour suprême.
Pourquoi c’est important
- La qualification de l'arbitrage en tant qu'international ou interne influe sur des questions d'exécution et de compétence essentielles pour les parties.
- Le différend porte sur des montants de plusieurs milliards de dollars et sur la répartition de la responsabilité dans des opérations de coentreprise impliquant des investissements indiens et étrangers dans le secteur énergétique indien.
- La décision de la Cour suprême pourrait influer sur la manière dont les consortiums transfrontaliers sont traités dans les procédures arbitrales en Inde.
