La justice américaine confirme une sentence arbitrale de 562,5 millions de dollars en faveur de Devas contre Antrix
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En bref
- Le neuvième circuit confirme une sentence de 562,5 millions de dollars au profit de Devas contre Antrix.
- La compétence a été confirmée au regard de l'Foreign Sovereign Immunities Act (FSIA).
- Le forum non conveniens n'a pas été retenu dans l'exécution de la sentence.
- L'ordonnance confirme l'enregistrement pour Devas Multimedia America Inc, et non pour d'autres actionnaires.
Vue d’ensemble
La Cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit a confirmé une sentence arbitrale de 562,5 millions de dollars rendue en faveur de Devas Multimedia contre Antrix Corporation, liée à la résiliation d'un accord relatif à des satellites.
La décision porte sur la compétence au regard de l'Foreign Sovereign Immunities Act et sur l'applicabilité de la doctrine du forum non conveniens dans l'exécution de sentences arbitrales étrangères.
Ce qui s’est passé
La cour du neuvième circuit a confirmé la confirmation d'une sentence arbitrale de 562,5 millions de dollars en faveur de Devas Multimedia contre Antrix Corporation, la branche commerciale de l'Indian Space Research Organisation.
Le litige trouve son origine dans un accord de 2005 relatif à des services par satellite, qu'Antrix a résilié en 2011 après une décision du gouvernement indien de ne pas autoriser l'utilisation commerciale du spectre S-band.
Devas a engagé un arbitrage auprès de la CCI, qui s'est conclu par l'octroi, en 2015, de dommages-intérêts pour rupture fautive.
Après avoir confirmé la sentence devant le tribunal de district américain, Antrix a interjeté appel et a d'abord obtenu gain de cause sur la compétence. Toutefois, la Cour suprême des États-Unis a infirmé cette décision en précisant les exigences de la FSIA et a renvoyé l'affaire au neuvième circuit, qui a ensuite maintenu l'exécution.
Le neuvième circuit a estimé que le forum non conveniens ne s'applique pas aux procédures d'exécution fondées sur la Convention de New York, et a conservé sa compétence malgré le fait que des juridictions indiennes avaient annulé la sentence, en invitant les juridictions inférieures à tenir compte de cet aspect.
Contexte
Le différend Devas c. Antrix remonte à un accord de 2005 portant sur des services par satellite, résilié par Antrix en 2011 après le retrait du soutien à l'allocation de fréquences par l'État indien.
La sentence de la CCI portait initialement sur 562,5 millions de dollars, mais, avec les intérêts, le montant dépasserait désormais 2 milliards de dollars, selon les informations. Les juridictions indiennes ont par la suite annulé la sentence, question abordée en partie par la décision du neuvième circuit.
La confirmation, aux États-Unis, des sentences arbitrales étrangères est régie par la Convention de New York, la FSIA encadrant les demandes d'immunité liées à l'État formées contre des sociétés appartenant à un État.
Pourquoi c’est important
- La décision confirme que les juridictions américaines peuvent exécuter des sentences arbitrales étrangères contre des entités détenues par un État en vertu de l'exception relative à l'arbitrage prévue par la FSIA.
- La clarification selon laquelle le forum non conveniens n'est pas une défense disponible dans les procédures d'exécution fondées sur la Convention de New York renforce l'exécutabilité des sentences arbitrales aux États-Unis.
- Le jugement revêt une importance pour les parties qui cherchent à exécuter ou à contester des sentences arbitrales internationales impliquant des entreprises liées à un État aux États-Unis.
