Le juge Bhuyan critique l'arrêt de la Cour suprême sur l'arbitrage du métro de Delhi et un revirement de politique en Inde
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En bref
- Le juge Ujjal Bhuyan a critiqué l'arrêt de la Cour suprême sur l'arbitrage du métro de Delhi, jugé très préjudiciable à l'arbitrage en Inde.
- L'arrêt d'avril 2024 a annulé une importante sentence arbitrale en faveur de Delhi Airport Metro Express Pvt. Ltd.
- Il en a résulté un changement de politique gouvernementale visant à décourager l'arbitrage dans les contrats publics de grande valeur.
- Le juge Bhuyan a averti que ces évolutions affaiblissent les efforts de l'Inde pour devenir une place mondiale de l'arbitrage.
Vue d’ensemble
Lors d'une manifestation juridique en juillet 2026, le juge de la Cour suprême Ujjal Bhuyan a vivement critiqué la décision de 2024 de la Cour suprême, Delhi Metro Rail Corporation Ltd. c. Delhi Airport Metro Express Pvt. Ltd., estimant qu'elle portait un grave préjudice au paysage de l'arbitrage en Inde. Le juge Bhuyan a fait valoir que le jugement et les changements de politique gouvernementale qui l'ont suivi ont inversé des années de progrès destinées à faire de l'Inde une juridiction favorable à l'arbitrage.
Ce qui s’est passé
Le juge Bhuyan a formulé des remarques lors d'un événement consacré à la réforme de l'arbitrage, décrivant l'arrêt de la Cour suprême d'avril 2024 sur le métro de Delhi comme sans précédent dans la manière dont il a mobilisé la juridiction en matière curative pour annuler une sentence arbitrale de grande valeur, alors même que la sentence avait survécu à plusieurs contrôles judiciaires antérieurs.
Le jugement a annulé une sentence arbitrale d'environ 2 8000 crores de roupies (₹ 2,8000 crores) en faveur de Delhi Airport Metro Express Pvt. Ltd., après que la Cour suprême a estimé qu'elle souffrait d'une illégalité manifeste.
À la suite de cette décision, le ministère des Finances a publié, le 3 juin 2024, une note invitant les administrations publiques à éviter d'insérer des clauses d'arbitrage dans les contrats au-dessus de ₹ 10 crore, soulignant des préoccupations selon lesquelles les arbitrages impliquant l'État ne parviennent pas à la finalité en raison de contestations juridiques répétées.
Des entreprises du secteur public et des administrations publiques, notamment OIL, ONGC et le Ministry of Road Transport and Highways, auraient commencé à exclure l'arbitrage des contrats de grande valeur à la suite de cette décision.
Contexte
L'arrêt relatif à l'arbitrage du métro de Delhi a été rendu par une formation de trois juges de la Cour suprême, qui a annulé une décision antérieure rétablissant la sentence arbitrale en faveur de DAMEPL après plusieurs cycles de procédures contentieuses fondées sur diverses dispositions légales et constitutionnelles.
Le juge Bhuyan a également évoqué une tendance récente à une ingérence accrue des tribunaux dans l'arbitrage, en citant l'affaire Gayatri Balasamy et en renvoyant à des avertissements selon lesquels des réformes législatives proposées, telles que la création d'un Appellate Arbitral Tribunal, pourraient ajouter davantage de couches de contestation plutôt que de réduire l'intervention judiciaire.
Pourquoi c’est important
- La critique du juge Bhuyan reflète les inquiétudes de la communauté de l'arbitrage selon lesquelles l'arrêt relatif au métro de Delhi et les changements de politique qui l'ont suivi affaiblissent le principe d'une intervention judiciaire minimale dans l'arbitrage.
- Ces évolutions pourraient dissuader les parties, notamment dans les grands contrats commerciaux et les contrats de l'État, de choisir l'arbitrage en Inde, ce qui pourrait affecter l'ambition du pays de devenir une place mondiale de l'arbitrage.
